Les 3 Aqueducs du sud de Paris
Ils comprennent l'aqueduc de Lutèce, un
aqueduc romain dont il ne reste plus grand chose, l'aqueduc de Médicis
ou d'Arcueil un projet de Marie de Médicis, et l'aqueduc de la Vanne.
Ces aqueducs transportaient les eaux des trois rivières Vanne, Loing et Lunain afin d'alimenter la capitale.
L'aqueduc de Lutèce, un aqueduc
romain, s'acheminait le long des communes de Rungis, Fresnes,
L'Haÿ-les-roses, Bourg-la-reine, Cachan, Arcueil, Gentilly et Montrouge
avant d'arriver à Lutèce. Dans Paris actuel, le tracé contournait la
butte Montsouris, puis suivait la rue de la Tombe-Issoire, la rue Saint
Jacques, et après on perd sa trace. Potentiellement l'eau était acheminé
à un grand réservoir vers la rue Gay-Lussac.
L'aqueduc Médicis,
initié en 1609 par Henri IV, fut mené à bout par sa
femme veuve régente Marie de Médicis, ce dernier ayant été assassiné
l'année suivante. Le principal ingénieur de l'aqueduc fut Thomas
Francini. Cet aqueduc devait acheminer l'eau jusqu'au jardin du
Luxembourg pour alimenter les fontaines du palais du Luxembourg. En
1623, les eaux de Rungis arrivent à Paris dans le château d'eau de
l'Observatoire, la maison du Fontainier (construit 1619). Le tracé n'est
pas exactement le même que le précédent. Dans Paris, le fils suit la
rue Gazan traverse le parc Montsouris, au delà de la rue Alésia poursuit
jusqu'à la place Denfert-Rochereau, en passant sous les jardins de
l'hôpital de La Rochefoucault. Il traverse le boulevard Saint-Jacques,
Arago, puis entre dans les jardins de l'observatoire (regard XXVII).

Rue Saint-Jacques


A proximité de la maison du fontainier
L'aqueduc de la Vanne,
construit en fin du XIXème siècle (1868-1874) par
l'ingénieur hydraulicien Eugène Belgrand d'Haussmann, pour alimenter le
réservoir Montsouris, fut partiellement endommagé peu de temps après sa
mise en service pendant la commune de Paris 1871 par les tirs de canons
des troupes régulières du gouvernement francais dirigé par Thiers.