Tadjikistan 2014

 

23-07-2014

PARIS > Istanbul > Dushambe

Arrivée Dushambe -> recherche d'un taxi jeep pour aller à Khorog dans la région du GBAO en une journée de 14 à 19h de route et piste.

On se fait "sauter" dessus dès la sortie de l'aéroport par des rabatteurs, à 5h du mat'. Des mecs qui parlent anglais et russe et qui aident qui veut bien contre des sous-sous. Vu leur insistance, notre abrutissement due à la nuit blanche, et notre ignorance du lieu où trouver les jeeps pour Khorog, on fini par accepter. L'un nous mène dans un taxi qui enlève son insigne taxi après avoir roulé quelque centaines de mètres... gloups... enfin on arrive bien dans une cour remplie de taxis et on cherche le conducteur qui nous a été conseillé (la route étant longue et dangeureuse, il vaut mieux être sûr de la personne et de l'état de la jeep). Une fois notre sac fixé sous la bâche sur la galerie de la jeep on attend... on attend.. on attend... Jusqu'à ce que la voiture soit remplie de clients pour le voyage à Khorog... 3h plus tard on part. On est 7 passagers. Une petite prière du passager avant le départ, un iman béni la voiture et en avant. Le soleil commence à se lever mais une brume épaisse bouche l'horizon. Sur quelques kilomètres après Dushambe, on est contrôlés très souvent par des policiers qui ne laissent repartir la voiture que contre monnayage.

 

Je finis par m’endormir, même le niveau sonore de l'auto radio et sa musique Tajik ne m’en empêchera pas. Quelques heures après on s’arrête pour manger dans une cafétéria. Le soleil étant bien haut, désormais, on crève de chaud, 40°C ou plus peut-être. Nous nous contentons d’acheter de l’eau minérale. Pas faim… Les autres passagers prennent une sorte de soupe au gras et à la viande, je ne me sens pas inspirée. Je n’ai envie de prendre aucun risque car dans la voiture nous ne nous arrêtons pas quand on veut, donc être malade serait un cauchemar.

Je me rendors. Cette fois je suis réveillée brusquement par un coup de frein. Nous sommes sur une piste, la voiture pile, et en face de nous un camion en double un autre alors qu’il n’avait pas le temps ! Les passagers râlent.

En face, de l’autre côté du fleuve, c’est l’Afghanistan, on longera cette frontière aqueuse jusqu’à l’arrivée à Khorog.

 

Arrivés à Khorog à 23h30. Après ces deux journées de transport sans dormir, nous sommes content de retrouver le confort d’un lit dans maison d’hôte que nous a réservé notre contact Tcherali, de l’association SAFAR. C'est par cette association que nous avons réservé une jeep pour la suite du voyage, je ne saurais que vous la recommander :


http://www.pamir-drive.tj/

 

25-07-2014

Aujourd'hui repos à Khorog et demain départ pour les montagnes de la vallée de Shakhdara. Nous n'avons pas vraiment le temps de faire de palier d'adaptation à l'altitude. Khorog est à 2200m et ce soir nous dormons à 3500m. En espérant ne pas trop souffrir de la haute altitude nous nous lançons dans les préparatifs, soit chercher des stocks d’eau minérale et de quoi manger pendant une semaine. Le ravitaillement sera difficile une fois en haut. On demande à notre conducteur un supermarché… mais à Khorog je ne sais pas s’il y en a, il nous conduit au bazar, ou on a un peu de mal à trouver des mets consommables pour nos petits estomacs. On repart avec des tomates et concombres, qui seront passés après deux jours vu la chaleur (+ de 30°C), des pates et du ketchup….


Il s’avèrera plus tard que le ketchup était périmé et ouvert : on osera pas ! Et les pates sont impossibles à cuire. Au bout d’un quart d’heure elles sont trop cuites à l’extérieur et encore dures à l’intérieur… heureusement que j’avais quelques stocks de Paris dans mon sac.

 

Ici on voit les bâtiments qui avaient été brulés en juin 2014 et qui ont bien failli compromettre l'obtention de notre visa. Mais aucune insécurité ne règne dans la ville. Tout le monde est très calme.

 

26-07-2014

En route vers Shakhdara !

 

Des latrines … on les sent de loin…

*

Marmottes (très sauvages, on ne les approche pas de près, elles sont chassées pour la consommation) :

 

Mon diabolo a eu beaucoup de succès…

3 marmottes au bord de la fameuse rivière Shakhdara :

Pas que le voile soit imposé par une quelconque rigueur religieuse, mais je me protégeais du soleil, vue que l’ombre est rare, le soleil de plomb, ma peau frêle. D’ailleurs nous étions en période de ramadan, même si toutes les personnes que l’ont a côtoyées mangeaient pendant la journée.

 

27-07-2014

Après une première nuit de camping sauvage qui nous fait nous rappeler que nous sommes passés à une altitude plus rude (maux de tête pendant la nuit, pour moi, et indigestion pour mon acolyte. Puis la journée : essoufflement, tachycardie et vertiges quand on se baisse) nous repartons encore plus en hauteur vers Turumtaykul.

Arabidopsis !

En route vers Turumtaykul :

Turumtaykul : Lac à 4200m d'altitude.

 

Turumtaykul , lac de haute altitude à 4200m, on se prend en photo avec notre chauffeur avant de piquer une petite tête dans le lac, qui ma fois, n’est pas si froid (comparé aux rivières dans lesquelles on se lave)

En sortant du bain, des pécheurs nous proposent de venir partager leur apéro, poissons fumés (très bon !) et bière (qui a un vague gout de cidre) et vodka. Très sympa même si on ne parle pas le russe ni eux l’anglais. Ils proposent de nous faire faire de la barque dans le lac, mais on doit retourner à notre campement plus bas, et le mal de l’altitude n’est pas passé, en fin d’aprem nous sommes épuisés et tentons de dormir assez tôt. Encore cette nuit les maux de tête resterons lancinants et m’empêcherons d’avoir le sommeil dont j'ai besoin.

 

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